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Voilà, après avoir été longtemps leader de son groupe l’EN f

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derbal

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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 12:26:21 (2007) Sujet du message: Voilà, après avoir été longtemps leader de son groupe l’EN f

Voilà, après avoir été longtemps leader de son groupe l’EN finit cette campagne de qualification de la plus mauvaise des manières avec 2 défaites et une élimination de la CAN 2008. Deux éliminations d’affilées, cette fois le constat est clair et sans appel, l’Algerie est bien à sa place au classement FIFA et devrait même perdre encore quelques rangs. Jean Michel Cavalli n’a pas réussi à tenir son objectif et sera donc logiquement remplacé. L’EN va repartir, pour les qualifications CAN et Coupe du Monde 2010, avec un nouveau sélectionneur qui, n’en doutons pas, sera nommé en dernières minutes pour se donner, une nouvelle fois, les moyens de passer complètement à coté : nous n’en sommes plus à un cafouillage prêt.

Une hallucination collective

Ainsi va la vie du football national et de sa vitrine, en chute libre dans les classements mondiaux et nous sommes certainement les seuls a croire, encore, que l’Algerie est une grande équipe africaine. L’épisode tragi-comique de la phrase du sélectionneur contre le Brésil est un exemple frappant de cette hallucination collective. Jean Michel Cavalli avait maladroitement exprimé le fait qu’avant qu’il ne reprenne la sélection, l’EN n’était rien (elle n’est pas grand-chose non plus aujourd’hui d’ailleurs) et cela avait entraîné un tollé de personnes expliquant que l’histoire du football algérien etc.. etc.. Evidement il ne fallait pas titiller la fierté de chemises blanches se gargarisant des exploits de Madjer ou Belloumi et d’une génération devenue le parfait alibi sensé prouver l’existance d’un football algérien fort. Que ce football se soit éteint il y a presque 20 ans importe peu, les rediffusions à foisons des exploits des aînés réduisent le temps qui passe. Nous sommes une grande nation de football, c’est une évidence, autant que peut l’être la Corée du Nord (il serait intéressant de savoir si les Nord Coréens repassent des matchs de la Coupe du Monde 1966 et celui contre l’Italie entre autre).

En Europe, cela fait désormais plus de 50 ans que chaque équipe, avant d’affronter la Hongrie, replonge dans les images d’archives et, en noir et blanc, expliquent aux jeunes enfants, fan de Messi ou de Kaka, qu’aux temps des dinosaures, les Hongrois dominaient le monde du football mais qu’aujourd’hui…… une défaite contre eux seraient synonyme d’humiliation (même en amical, demander le aux Italiens). En Hongrie, par contre, tous les ans on fait parler les archives et on explique aux plus jeunes que la Hongrie est une grande nation…. respectée : bien entendu leur sélection ne fait plus rien. S’il semble difficile de citer un joueur vivant parmi les ténors de 54, allons-nous donc aussi attendre, en Algérie, d’ici quelques années, d’exhumer les morts ? Possible et c’est sans doute la voie prise depuis pas mal d’années.

L’Algerie, n’est un outsider que l’espace de quelques matchs

La Coupe du Monde 2006 et ses outsiders dont l’un, l’Angola, était dans notre groupe de qualification, n’a pas réussi à nous faire redescendre sur terre. Si l’Angola ou le Togo se comportaient en grande équipe avant les matchs, nul doute que ces deux nations n’auraient jamais participé à la Coupe du Monde. Mais il arrive qu’une équipe de faible niveau crée la surprise… alors pourquoi pas nous ? On parle souvent de la CAN 2004 comme d’un exemple, mais quel exemple ? De jeu ? Non, nous avons été mauvais. D’engagement, d’envie, de volonté ? Oui clairement mais pour quelles raisons ? N’étions-nous pas une équipe outsider ? N’étions-nous pas une équipe qui n’était pas favorite et qui ne se voyait pas comme telle, qui, face à l’Egypte, au Cameroun et au Maroc n’a pas perdu dans le temps réglementaire soit 3 fois, face à des équipes de très bon niveau africain ? Il faut avoir des arguments pour jouer en favoris, quand on ne les a pas, on choisit le rôle moins valorisant mais plus logique, d’outsider. L’Algérie, elle, n’est un outsider que l’espace de quelques matchs, un léger mieux et nous voilà redevenu une grande nation, l’équipe à battre…

Il y a d’ailleurs, encore une fois, une similitude avec nos dernières qualifications : Nous avons entamé en Guinée avec le sentiment d’être moins fort qu’eux parce que nous sortions d’une campagne difficile, nous avons enchaîné 3 matchs parfaits en prenant 7 points. Mais, déjà, le troisième match contre le Cap Vert a montré des signes de suffisances, cela s’est aggravé au retour avant de sombrer totalement dans une espèce de starisation aussi prématurée que ridicule. Après un quasi « match de gala » contre l’Argentine, qui aurait pu être bénéfique quoiqu’on en dise, nous allions assister à l'entrée des joueurs, portables à la main, filmant le public sur la pelouse du 5 Juillet avant d’affronter la Guinée... en simple spectateur ou presque... Ce match là est symptomatique, dès les premières minutes de jeu et même si les Guinéens ne paraissaient pas dangereux, les premiers chocs et les premiers gros duels remportés étaient du coté du Syli : nos observateurs, à l’avis toujours très avisés et au compteur toujours bloqué à 1990, se sont même, après le match, moqués en expliquant que la Guinée n’avait pas été impressionnante que l’EN lui avait offert le match : aucun observateur neutre n’a pu voir ça. Le Syli est venu gagner un match, dans un contexte difficile et dans une opération commando que la présence du 1er ministre avec les joueurs, avant la rencontre, venait renforcer : ils ont gagné les duels, marqué deux jolis buts et fermé la maison. Hormis sur coup de pied arrêté, nous ne les avons pas inquiété une seule fois, devant 80.000 personnes et chez nous. Pourtant, à l’aller, la Guinée était archi-favorite : leurs joueurs sont ils entré portable en main sur la pelouse, ont il fait preuve de suffisance ? En l’absence de joueurs clés (Feindouno, Bangoura) ils avaient conservé le résultat en faisant un match aussi sérieux que le notre ce jour là. La différence : dans le money time, comme l’appelle les Anglo-saxons, en fin de qualification, ils ont su mettre le coup d’accélérateur et se mettre la pression : nous, nous étions déjà qualifiés…

Une impression d’impuissance

Alors oui on peut faire le procès de Jean Michel Cavalli, de ses choix tactiques très (trop) défensifs, de ses tâtonnements, oui sa responsabilité est engagé, il n’a pas réussi a tenir ses objectifs mais, le mal qui a encore rongé l’équipe était le même que sous Waseige ou sous Fergani. A un moment donné, c’est évidemment du coté des joueurs qu’il faut aller chercher ce qui cloche. Leur valeur individuelle ne peut être en cause, surtout face à des équipes parfois très proche de l’amateurisme, mais comment des professionnels peuvent-ils se faire piéger aussi bêtement au Cap Vert en menant, à quelques secondes de la fin ? Comment des joueurs professionnels peuvent-ils manquer à ce point de concentration avant d’aborder une finale comme le fut Algerie - Guinée ? L’impression d’impuissance est à chaque fois, sans doute le trait le plus caractéristique de notre sélection. L’unité est rare, on voit quelques éclairs, quelques belles phases mais rarement d’impacts. Des efforts individuels réels mais rarement un pressing de bloc comme si, quelque soit les consignes, nous n’avions pas un vrai collectif, une logique collective. La sélection n’a pas d’âme, pas d’identité de jeu, il est toujours plus facile, après chaque rencontre, de détailler les performances individuelles que de parler de performance collective.

Bien entendu il y aura, dans les jours qui viennent un grand nombre de boucs émissaires : dans le désordre, le sélectionneur, le président de la FAF, le ministre de tutelle, les joueurs professionnels, le contexte africain, le manque de moyen etc… De la presse qui fera ses choux gras avec des boucs émissaires qu’on monte en épingle à ceux qui, avec plus de recul prendront le temps d’analyser. On lira sur Dzfoot et ailleurs de nombreuses explications et toutes auront sans doute un point commun : le constat d’impuissance. Il n’y a rien de pire, dans la situation que traverse notre football, que l’incroyable inertie de tous les acteurs précédemment cités, inertie qui n’est pas sans rappeler celle des joueurs sur le terrain dans les moments clés. Bien plus que le contexte africain, c’est le contexte dans lequel s’exprime le football algérien qui n’est pas sain, du plus petit détail de notre championnat jusqu'à notre vitrine qui a depuis longtemps dépassé le stade de la simple fissure.


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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 12:26:21 (2007) Sujet du message: Publicité

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